ORGANISÉ PAR

EN PARTENARIAT AVEC

AVEC LA PARTICIPATION DE

-88Jours -21Heures -48Minutes -21Secondes

Atelier international Eau et Climat

du 20 au 22 septembre 2017 Paris (FRANCE)

-88Jours -19Heures -48Minutes -21Secondes

Atelier international Eau et Climat

du 20 au 22 septembre 2017 Paris (FRANCE)

ORGANISÉ PAR

EN PARTENARIAT AVEC

AVEC LA PARTICIPATION DE

En perspective de la COP23 et du forum mondial de l’Eau,

l’agence de l’eau Seine-Normandie organise son atelier international avec l’Agence Française de Développement sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Les témoignages et expertises présentées nourrissent la réflexion sur la place de la biodiversité dans l’action climatique. Des écosystèmes diversifiés et résilients sont une réponse aux risques naturels liés à l’eau (sécheresse, inondation, submersion marine …). Le développement de ces solutions fondées sur la nature est un défi majeur pour l’adaptation des populations et des milieux naturels aux changements climatiques.

TABLES RONDES

PROJETS

GROUPES DE TRAVAIL

VISITES DE TERRAIN

ÉDITO

Le constat : territoires soumis à des risques climatiques et écosystèmes menacés

Dans un contexte d’accroissement des risques liés au changement climatique, de raréfaction de la ressource en eau et de grande fragilité des écosystèmes, l’observation et la restauration des milieux naturels peuvent permettre aux sociétés de mieux s’adapter.

Les changements climatiques vont profondément affecter le cycle hydrologique, les ressources en eau et bouleverser les écosystèmes. Dès 2030, les besoins mondiaux en eau devraient être de 40 % supérieurs aux réserves disponibles[1] et environ 25 % des espèces pourraient disparaître d’ici 2050 à cause des changements climatiques[2].

La protection contre les risques naturels s’est historiquement appuyée sur la construction d’aménagements de génie civil qui engendrent des impacts sur les écosystèmes alors qu’environ 40 % de l’économie mondiale dépend de leur bon fonctionnement[3], voire peuvent aggraver les risques (cas des digues vis-à-vis des inondations en aval, par exemple, ou des digues dimensionnées pour protéger contre un évènement courant mais qui deviennent dangereuses quand survient un évènement plus rare et plus intense). De plus, ces solutions offrent parfois une protection et une flexibilité insuffisantes face notamment à l’élévation du niveau marin[4] ou à la fréquence accrue d’épisodes extrêmes. Elles nécessitent en outre des investissements supplémentaires réguliers pour leur entretien et/ou leur redimensionnement.

[1] « L’eau pour un monde durable » Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (2015).
[2] Thomas et al., Extinction risk from climate change, 2004, Nature.
[3] Programme des Nations Unies pour l’Environnement.
[4] De 30 cm à 1 m (voire 2 m d’après certains experts) au niveau mondial, n°367 avril 2017, Alternatives économiques, pp.54-56.

Une approche intégrée avec les solutions fondées sur la nature

Les solutions fondées sur la nature suscitent un intérêt grandissant pour sécuriser l’avenir de nos sociétés dans le contexte du changement climatique. Ces solutions, qui recouvrent l’ingénierie écologique, les infrastructures vertes, ou encore des mesures favorisant la rétention naturelle d’eau … sont en outre multifonctionnelles. En effet, elles peuvent simultanément accroître la résilience des territoires face aux risques climatiques (sécheresses, inondations, érosions, submersion marine…), jouer en faveur de la biodiversité et répondre à d’autres défis sociétaux tels que la protection des ressources en eau potable, la souveraineté alimentaire, la santé.

Souvent méconnues et sous estimées, ces solutions s’inscrivent dans une approche globale de la gestion de ces risques et améliorent ainsi les capacités d’adaptation de nos sociétés face aux changements climatiques.

Cet atelier, qui sans considérer de solution unique met en lumière des projets combinés répondant aux besoins et contraintes de différents territoires, capitalise des retours d’expériences pour discuter et démontrer l’efficacité de solutions fondées sur la nature mises en place en réponse au défi climatique. Cet événement a pour objectif de mobiliser les acteurs publics et privés et de les amener à mieux appréhender ces solutions alternatives ou complémentaires des solutions conventionnelles.